Tennis : du rififi à la Fédération (11/3/2003)
http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?
lmodule=Sport&article_id=4268
Le tennis national est au creux de la vague. A la veille de grandes
échéances, entre autres la Coupe Davis, des problèmes ont ressurgi au
sein de la Fédération. Sept membres fédéraux portent des accusations
graves à l'encontre du président. Ce dernier estime qu'il s'agit de
sabotage.
Sept responsables de clubs, les meilleurs du Royaume, qui sont
également des membres fédéraux, s'en prennent ouvertement à Mohamed
M'Jid, le président de la Fédération royale marocaine de tennis
(FRMT).
Dans une lettre adressée à M.M'Jid, que nous publions ci-après, les
sept membres fédéraux ne vont pas de main morte. Ils reprochent au
président le fait de diviser les membres fédéraux, de ne jamais être
présent aux réunions du bureau fédéral, de prendre des décisions
unilatérales, de brader l'argent de la fédé, l'absence de démocratie
dans la gestion du tennis national, le refus de tenir une assemblée
générale…
A toutes ces accusations, M. M'Jid a déclaré à Menara : « Il s'agit
d'un acte de sabotage. Nous sommes à la veille de grandes échéances
(Championnat national, Coupe Davis, Grand Prix Hassan II, Trophée
Lalla Meryem). Ces gens-là ont bien choisi leur temps pour monter au
créneau alors qu'ils n'ont rien fait pour le tennis. Ils n'ont fait
que semer la zizanie. »
Et d'ajouter : « Moi je suis là pour gérer le tennis national, pas
les faux problèmes ».
Quant à la non-tenue d'une assemblée générale, le président de la
FRMT rappelle qu'une date (8 février) a été fixée pour une assemblée
générale extraordinaire. « Mais, ajoute-t-il, on a dû la reporter en
raison des échéances importantes dont notamment la Coupe Davis ».
Khalid Outaleb, par ailleurs directeur de la Commission technique à
la FRMT, réplique au nom des sept frondeurs : « M. M'Jdi n'est pas la
fédération. C'est nous qui l'avons élu à son poste de président. Et
comme nous tous, il est censé rendre des comptes. Nous ne comprenons
pas pourquoi il boude les réunions du bureau fédéral et impose, par
médias interposés ou via des conférences de presse, sa propre vision
du tennis national ».
M. Outaleb insiste sur l'absence d'un débat au sein de la
Fédération. « Nous voulons, dit-il, débattre des problèmes du tennis
national au sein d'une assemblée générale qui devait avoir lieu en
février dernier. Mais M. M'Jid refuse tout débat et impose ses idées
qui ne sont pas forcément justes ».
La Fédération tiendra mercredi 11 mars un point de presse. Certains
aiguisent déjà leurs couteaux. Le président promet de régler leurs
comptes à ces frondeurs. Bref, c'est pas la joie.
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